Site internet de restaurant : carte, allergènes, réservation et avis
Ce que doit contenir le site internet d’un restaurant en Belgique : une carte lisible en HTML, l’information sur les 14 allergènes, la réservation, les horaires à jour, de bonnes photos et une fiche Google soignée.
En bref
- Le site d’un restaurant sert d’abord à répondre à trois questions : qu’est-ce qu’on mange, combien ça coûte, quand est-ce ouvert.
- Publiez la carte en texte HTML, pas uniquement en PDF : elle se lit mieux sur mobile et Google peut l’indexer.
- En Belgique, le client doit pouvoir être informé des 14 allergènes réglementés présents dans vos plats, par écrit ou oralement.
- La réservation doit se faire en deux clics : bouton visible, numéro cliquable, ou module de réservation en ligne.
- La fiche Google Business Profile et les avis pèsent autant que le site : les deux doivent afficher les mêmes horaires.
- Les plateformes de livraison apportent des commandes mais prennent une commission : votre site peut proposer une alternative directe.
Un client qui cherche où manger ce soir ne lit pas votre histoire familiale en premier. Il veut voir la carte, les prix, savoir si vous êtes ouvert et réserver sans attendre au téléphone. Le site internet d’un restaurant est donc un outil pratique avant d’être une vitrine. Ce guide passe en revue ce qu’il doit contenir, les obligations à garder en tête en Belgique (notamment sur les allergènes) et les erreurs qui font fuir les clients.
À quoi sert vraiment le site d’un restaurant
Un site de restaurant est un site vitrine centré sur la décision : il doit transformer une recherche (« restaurant italien Namur », « brasserie ouverte dimanche Liège ») en réservation ou en visite. Les réseaux sociaux montrent l’ambiance, mais ils sont mal adaptés pour consulter une carte complète ou retrouver des horaires fiables. Votre site, lui, reste votre source officielle, que vous contrôlez entièrement.
Concrètement, les visiteurs viennent chercher, dans cet ordre :
- la carte et les prix ;
- les horaires et jours de fermeture ;
- l’adresse, l’accès et le parking ;
- un moyen de réserver ;
- des photos des plats et de la salle ;
- les informations sur les allergènes et les régimes particuliers.
Si l’une de ces informations manque, le client va la chercher ailleurs, souvent chez un concurrent. Une page claire par sujet (carte, réservation, infos pratiques) vaut mieux qu’une longue page d’accueil fourre-tout.
La carte : en HTML, pas seulement en PDF
Beaucoup de restaurants mettent leur carte en ligne sous forme de PDF ou de photo du menu papier. C’est rapide, mais c’est la pire option pour vos clients et pour votre référencement.
Pourquoi le PDF seul pose problème
- Lecture sur mobile pénible : il faut zoomer, faire défiler latéralement, et le fichier peut être lourd à télécharger en 4G.
- Moins bien exploité par les moteurs : un texte dans une page HTML est plus simple à lire et à relier à votre établissement pour Google et les assistants IA qu’un document joint ou une image.
- Mises à jour oubliées : on remplace rarement le PDF quand un prix change, et l’ancienne version reste parfois indexée.
- Accessibilité : une photo de menu est illisible pour une personne malvoyante qui utilise un lecteur d’écran.
La bonne pratique consiste à saisir la carte directement dans une page du site, en texte, avec des sections claires (entrées, plats, desserts, boissons, suggestions). Vous pouvez garder un PDF téléchargeable en complément, par exemple pour la carte des vins ou un menu de groupe.
Comment présenter les plats
Pour chaque plat : un nom compréhensible, une description courte qui donne envie (« joue de bœuf braisée à la bière brune, purée de céleri »), le prix et, si vous le souhaitez, des repères comme végétarien ou épicé. Évitez les noms de plats sans explication : « Le Gourmand » ne dit rien à personne. Écrivez comme vous parleriez à un client au comptoir.
Conseil : si votre carte change chaque semaine, créez une page fixe pour la carte permanente et un bloc « Suggestions de la semaine » que vous modifiez en deux minutes. Un site à jour inspire confiance ; une suggestion de mars affichée en juin produit l’effet inverse.
Allergènes : ce que dit la réglementation belge
En Belgique, un restaurant doit pouvoir informer ses clients de la présence de certains allergènes dans les plats qu’il sert, même quand ces plats ne sont pas emballés. L'AFSCA rappelle que cette information peut être donnée par écrit (sur la carte, une étiquette, un affichage) ou oralement, et qu’elle doit être disponible avant que le client commande. Le cadre est fixé par le règlement européen 1169/2011 sur l’information des consommateurs et, pour les denrées non préemballées, par un arrêté royal du 17 juillet 2014 (voir les circulaires de l’AFSCA sur les denrées alimentaires).
Les 14 allergènes réglementés
| Allergène | Exemples où on le retrouve |
|---|---|
| Céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre...) | Pain, chapelure, pâtes, roux, bière |
| Crustacés | Crevettes grises, scampis, homard |
| Œufs | Mayonnaise, pâtes fraîches, desserts |
| Poissons | Sauces, fumets, anchois dans une vinaigrette |
| Arachides | Sauce satay, certains desserts |
| Soja | Sauce soja, tofu, certains pains |
| Lait (y compris le lactose) | Beurre, crème, fromages, purées |
| Fruits à coque (amandes, noisettes, noix...) | Pesto, pralinés, pâtisseries |
| Céleri | Bouillons, fonds de sauce, potages |
| Moutarde | Vinaigrettes, carbonnades, sauces |
| Graines de sésame | Pains, houmous (tahini) |
| Anhydride sulfureux et sulfites (au delà de 10 mg/kg ou 10 mg/l) | Vin, fruits secs, certains vinaigres |
| Lupin | Certaines farines et préparations |
| Mollusques | Moules, calamars, escargots |
Et sur le site internet ?
Le site n’est pas le lieu où vous remplissez seul votre obligation, puisque celle-ci porte sur l’information au moment de la commande. Mais il est très utile d’y publier un tableau des allergènes par plat ou au minimum une mention claire : « Informations sur les allergènes disponibles sur demande auprès de notre personnel ». Une personne allergique choisit souvent son restaurant à l’avance ; si elle trouve l’information en ligne, elle réserve chez vous.
Attention : si vous publiez la liste des allergènes en ligne, tenez-la à jour à chaque changement de recette ou de fournisseur, et indiquez que la composition peut évoluer. Une information fausse est plus dangereuse qu’une absence d’information. Pour les ventes à emporter ou livrées, renseignez-vous auprès de l’AFSCA sur les modalités applicables. Cet article n’est pas un conseil juridique.
Réservation : réduire les frictions au maximum
La réservation est l’action la plus importante de votre site. Trois options existent, souvent combinées :
- Le téléphone : affichez le numéro en haut de chaque page, cliquable sur mobile. Indiquez les heures où vous décrochez réellement.
- Le formulaire de demande : simple (date, heure, nombre de personnes, nom, téléphone, remarque), mais il demande une confirmation manuelle. Précisez le délai de réponse.
- Un module de réservation en ligne : outil spécialisé intégré au site par un lien ou un bouton, avec confirmation automatique et gestion des tables. Certains facturent un abonnement, d’autres une commission par couvert : comparez avant de signer.
Quel que soit votre choix, placez un bouton « Réserver » visible dès l’arrivée sur la page, et répétez-le en bas de la carte. Pensez aux demandes particulières : groupes, privatisation, menus de fête (communions, réveillons), qui méritent une page dédiée avec un formulaire.
Horaires, adresse et accès : la confiance se joue là
Rien n’agace plus un client que de trouver porte close alors que le site disait « ouvert ». Les horaires doivent être identiques sur votre site, votre fiche Google et vos réseaux sociaux. Indiquez séparément le service de midi et du soir, l’heure de la dernière commande en cuisine, les jours de fermeture hebdomadaire et les congés annuels.
Ajoutez l’adresse complète, une carte, les possibilités de stationnement (parking public proche, zone bleue), l’accès en transports en commun et l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Pour une brasserie en centre-ville de Mons ou de Liège, l’information sur le parking peut faire la différence.
Photos : montrer les plats, la salle et l’équipe
Les photos sont souvent le déclencheur de la visite. Privilégiez des images réelles de vos plats, prises à la lumière du jour, plutôt que des photos de banque d’images qui ne ressemblent pas à votre assiette. Montrez aussi la salle (pour qu’on se projette : romantique, familiale, terrasse), la façade (pour qu’on vous reconnaisse dans la rue) et l’équipe en cuisine.
- Une photo par plat signature suffit, inutile de tout photographier.
- Compressez les images pour que la page se charge vite sur mobile.
- Ajoutez un texte alternatif descriptif (« vol-au-vent maison et frites ») utile pour l’accessibilité et le référencement.
Pour aller plus loin, notre guide sur les photos pour son site internet détaille le matériel, la lumière et les droits.
Google Business Profile, livraison et avis
La fiche Google, votre deuxième site
Pour un restaurant, la fiche Google Business Profile est souvent vue avant le site lui-même, dans Google Maps ou dans les résultats « près de moi ». Elle doit renvoyer vers votre site, afficher les mêmes horaires (y compris les horaires exceptionnels des jours fériés), un lien vers la carte et un lien de réservation. Nous expliquons pas à pas comment l’optimiser dans notre article sur le référencement local et Google Business Profile.
Plateformes de livraison : utiles, mais pas gratuites
Les plateformes de livraison vous rendent visible auprès d’une clientèle qui ne vous connaît pas, et gèrent les livreurs. En contrepartie, elles prélèvent une commission sur chaque commande, dont le pourcentage dépend de votre contrat et des options choisies (livraison assurée par la plateforme ou par vous, mise en avant...). Lisez attentivement les conditions et calculez votre marge réelle par plat.
Votre site peut proposer une alternative : commande à emporter par téléphone ou via un formulaire, avec retrait sur place. Vous ne récupérerez pas tous les clients des plateformes, mais vos habitués préféreront souvent commander en direct si c’est simple.
Les avis
Les avis Google influencent fortement le choix d’un restaurant. Répondez à tous, y compris aux critiques, de manière courtoise et factuelle. Un avis négatif bien traité rassure souvent davantage qu’une note parfaite. Vous pouvez inviter vos clients satisfaits à laisser un avis (carte sur la table, QR code sur l’addition), mais n’offrez pas de contrepartie et n’inventez jamais d’avis : c’est trompeur pour les clients et contraire aux règles des plateformes.
Combien ça coûte et quelle solution choisir
| Solution | Pour qui | Points d’attention |
|---|---|---|
| Créateur de site en ligne (Monsiteo, Wix, Squarespace...) | Restaurant qui veut gérer lui-même sa carte et ses horaires | Demande un peu de temps au départ ; vérifier la facilité de mise à jour |
| Agence web ou freelance | Établissement avec besoins spécifiques (commande en ligne intégrée, plusieurs sites) | Budget plus élevé ; bien prévoir qui fait les mises à jour |
| Uniquement Facebook ou Instagram | Démarrage, petit budget | Carte difficile à consulter, dépendance à la plateforme |
Avec Monsiteo, vous pouvez générer une première version de votre site à partir de quelques questions, puis modifier la carte et les horaires vous-même depuis l’éditeur. La formule Site coûte 9 € par mois et permet de relier votre propre nom de domaine, qui s’achète séparément chez un registraire. Monsiteo ne gère pas lui-même les réservations de tables : vous intégrez un lien ou un bouton vers l’outil de réservation de votre choix. Les détails sont sur la page tarifs, et la page site internet pour restaurant montre à quoi ressemble un modèle adapté. Pour une estimation plus large, voyez combien coûte un site internet en Belgique.
Les erreurs à éviter
- Une musique ou une vidéo qui démarre automatiquement.
- Une carte avec des prix de l’an dernier.
- Des horaires différents entre le site et Google.
- Un site non adapté au mobile, alors que la majorité des recherches de restaurants se font sur smartphone.
- Un numéro de téléphone non cliquable ou caché en bas de page.
- Oublier les mentions légales (numéro d’entreprise, coordonnées).
Un bon site de restaurant n’a pas besoin d’être spectaculaire. Il doit être rapide, à jour et honnête : la carte, les prix, les allergènes, les horaires et un bouton pour réserver. Le reste, c’est votre cuisine qui s’en charge.
Questions fréquentes
Un restaurant est-il obligé de publier ses allergènes sur son site internet ?
L’obligation porte sur l’information du client avant la commande, par écrit ou oralement, selon les règles rappelées par l’AFSCA. Le site n’est donc pas le seul support possible. Publier un tableau des allergènes en ligne reste une bonne pratique, à condition de le tenir à jour.
Faut-il mettre la carte du restaurant en PDF ou en texte ?
En texte, directement dans une page du site. Elle se lit mieux sur smartphone, se met à jour plus facilement et est mieux comprise par Google. Un PDF peut être proposé en complément, par exemple pour la carte des vins.
Un restaurant a-t-il encore besoin d’un site s’il a une page Facebook ?
Une page Facebook ne remplace pas un site : la carte y est difficile à consulter et vous dépendez des règles de la plateforme. Le site reste votre source officielle pour la carte, les horaires et la réservation, et la page Facebook peut y renvoyer.
Peut-on prendre des réservations directement depuis un site Monsiteo ?
Vous pouvez ajouter un formulaire de demande de réservation ou un bouton qui renvoie vers un outil de réservation en ligne spécialisé. Monsiteo ne gère pas lui-même un planning de tables, ce rôle revient à l’outil de réservation choisi.
Cet article est publié à titre informatif par l’équipe Monsiteo. Les prix et règles cités peuvent évoluer : vérifiez toujours les sources officielles indiquées. Une remarque ou une erreur ? Écrivez-nous à hello@monsiteo.com.